Dès le VIème siècle une petite agglomération naît autour d’une villa gallo-romaine appartenant à un dénommé Vercius, qui donnera dans le temps « Les Verchers ». L’endroit est d’autant plus propice à l’implantation humaine qu’il se situe à la croisée des axes antiques Gennes/Argenton-les-Vallées et Doué-la-Fontaine/Montreuil-Bellay en passant par Le Puy-Notre-Dame et le Vaudelnay. 

Au XIème siècle trois paroisses sont attestées, avec, pour chacune des églises, les vocables suivants : Saint-Just, Saint-Pierre et Saint-Jean-Baptiste. Cependant les enjeux féodaux sont distincts pour chacune d’entre elles, même si parfois, seul un chemin les sépare. Pendant huit siècles trois communes et paroisses vont alors constituer l’agglomération qui s’étend sur plus de 3000 hectares et qui réunie une quinzaine de hameaux. En 1809 les trois paroisses sont réunies en une seule : Saint-Just, puis par ordonnance du 4 novembre 1818 les trois communes s’assemblent sous le nom « Les Verchers », et enfin Les Verchers-sur-Layon par un décret de 1925. 

Dans le centre bourg les maisons remarquables alternent des façades de tuffeau et des façades de falun. L’église Saint-Just a conservé un chœur roman du XIIème siècle. Elle fait partie du réseau Eglises Accueillantes en Anjou et peut se visiter tous les jours. L’ancien prieuré et l'église Saint-Pierre sont aujourd’hui une propriété privée. Sont visibles de la rue l’imposant mur de clôture du XVème siècle et la grange aux dîmes du XIIIème siècle. 

Dans les hameaux alentours un riche patrimoine bâti et paysagé se laisse découvrir au gré d'un sentier de randonnée : Argentay avec sa chapelle et son étang, La Lande où se trouvent les vestiges d’une ancienne commanderie de Templiers, les châteaux d’Echuilly, de Bussy-Fontaine ou de Baugé-les-Fours…

Personnalités liées à la commune

  • Jules Mougin (1912-2010), poète français, enterré aux Verchers-sur-Layon
  • Pierre Matignon (1943-1987), natif des Verchers-sur-Layon, coureur cycliste, vainqueur d'étape sur le Tour de France 1969.
Château de Bellevue
Château de Bellevue

La seigneurie de Bellevue est connue depuis le début du xvie siècle. René de Strossy en est seigneur en 1612, Jacques Jarret en 1631. Elle reste dans cette dernière famille jusqu'en 1810 et passe aux de Laistre. En 1827, Henry Isle de Beaucheine (1777-1870) et son épouse Pauline Aubert de Boumois - l'une des héritières du château de Boumois, près de Saumur -, achètent le domaine. En 1899, leur petite-fille, Camille Isle de Beaucheine (1870-1958), apporte Bellevue à son époux Hervé de Maupeou d'Ableiges. Leur fils, Jean de Maupeou d'Ableiges (1904-1984) sera durant vingt six ans maire des Verchers qui lui dédiera une place de la commune.

Le château, ses communs et ses dépendances datent des XVI-XIXe siècles. Les terres d'exploitation sont réparties sur l'ancienne seigneurie mitoyenne d'Auvers.

Château d'Échuilly
Château d'Échuilly

Le château d'Échuilly a été construit en 1730 par le famille de La Selle originaire d'Anjou, par l'intermédiaire de Jean de La Selle (1712-1795), seigneur d'Echuilly et de Ligné, conseiller du Roi et président‐trésorier du Bureau des finances de Tours. Il passa successivement, de père en fils, à chevalier Jean-Joseph de La Selle (1741-1818), président de la Cour des Aides de Paris, à Jean de La Selle (1768-1827), magistrat à la cour impériale de Paris, au comte Jean-Amédée de La Selle (1802-1880), juge-auditeur au tribunal de Sens, et au comte Raymond de La Selle d'Echuilly (1836-1894)2.

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